L’âme a-t-elle un visage ? : L’Homme qui rit ou les métamorphoses d’un héros PDF

Wind woos La vague comme un amant, le vent se gonfle de la terre jusqu’à des vagues écumantes.


Que devient un livre lorsqu’il sort des mains de son auteur ? Au-delà de la lecture intime que chacun en fait et des images invisibles qu’il s’en forge, les artistes, parfois, s’en emparent et lui donnent une destinée autre. L’Homme qui rit, écrit de 1866 à 1868 et publié au début de l’année 1869, fut reçu de façon paradoxale. S’il ne connut qu’un succès relatif, il fut perçu par ses admirateurs comme profondément hugolien, accomplissement de l’univers poétique, philosophique et politique de son auteur. Son destin s’est joué à retardement, se cristallisant sur la fascination qu’exerce le rire mutilé du personnage de Gwynplaine, et ce sont les métamorphoses de ce héros que cet ouvrage invite à suivre. Au gré de multiples adaptations au cinéma dès les années 1920, puis au théâtre et en bande dessinée, Gwynplaine pourra évoluer jusqu’à devenir son contraire : c’est de l’un de ses avatars qu’est né le visage du Joker de Batman. Illustrés d’une riche iconographie, l’introduction de Gérard Audinet, directeur de la Maison de Victor Hugo, puis les entretiens inédits avec Vincent Gracieux (du Footsbarn Theatre), Nicolas Delestret (dessinateur de bande dessinée) et Jean-Pierre Améris (cinéaste), qui ont tous trois adapté le roman de Victor Hugo, proposent de relire L’Homme qui rit, autrement.

En chantant ma chanson, nous nous sommes échappés par un étroit canal entre les Cyanae, et les roches ont pris racine et se sont tenues immobiles comme si elles avaient toujours été fixées, pour telle avait été tourné par Parca, la déesse du Destin. Caroline Franklin note l’héroïsme croissant et l’agence des personnages féminins de Byron. Mais au cours des nuits par Amor, je suis occupé de manière différente, Si seulement la moitié améliorée, doublement ravi à la place.-}