Religion ou confession : Un bilan franco-allemand sur l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) PDF

Le livre qu’il a écrit sur la base de son expérience, l’Education nationale en Europe, a été publié en 1854 et représentait l’examen le plus approfondi des écoles européennes jamais publié pour un public américain au 19 ème siècle.


On ne parle pas toujours de la même chose lorsqu’on croit traiter des mêmes sujets. Ainsi de  » l’histoire religieuse  » pour les Français et les Allemands. Les vingt-six contributions rassemblées dans ce volume mettent en regard deux passés contrastés auxquels les approches historiennes du fait religieux demeurent, dans leur diversité, strictement indexées, tout en portant de part et d’autre du Rhin le regain d’intérêt pour la période dite de la « première modernité ». Il sera question ici de cadres institutionnels distincts et parfois concurrents ( » histoire religieuse « , histoire de l’Eglise, histoire et ethnographie régionales) ; de méthodes disjointes, mais rapprochables (sociologie religieuse, confessionnalisation) ; de terminologies intraduisibles qui disent l’écart de deux mondes ( » paroisse  » et Gemeinde, Geistlichkeit et  » clergé « ) ; d’événements générateurs de leurs temps et de leurs questions propres (Réforme protestante et  » sécularisation « , Révolution française et  » déchristianisation « ) de la différence enfin des histoires que l’on écrit selon qu’on se trouve en régime de laïcité ou de distinction confessionnelle. Au-delà d’un dialogue franco-allemand étendu à des objets qui avaient jusqu’alors été pensés séparément, on trouvera ici l’expérimentation d’une historiographie comparée visant à permettre aux uns et aux autres un retour sur soi et sur l’évidence présumée des disciplines, des vocabulaires et des questionnaires.

Les huguenots étaient des protestants français qui s’inspiraient des écrits de Jean Calvin et soutenaient la tradition réformée du protestantisme, contrairement à la population luthérienne en grande partie allemande d’Alsace, de Moselle et de Montbéliard. Nouveau magazine mensuel, vol. 40, numéro 239 (avril 1870). Quand il est venu prendre un café à notre maison, il a soulevé le chapeau curieusement arrondi et s’est incliné avec une courtoisie grave, un geste dont je me souviens très bien parce que nous ne connaissions pas de telles choses à l’époque.-}