Un arabe face à Auschwitz : La Mémoire partagée PDF

Et les agences de défense juives sont restées en grande partie silencieuses.


Face à l’escalade désespérante de la violence qui ne cesse de meurtrir les peuples du Proche-Orient, face à l’an- goisse sans précédent qui s’est emparée des Juifs d’Israël et de la diaspora depuis la seconde Intifada, Émile Shoufani a lancé en 2002 une initiative unique, magnifique mais a priori irréalisable : un voyage judéo-arabe sur le site d’Auschwitz-Birkenau, et une exploration commune de la mémoire de la Shoah. Répondant à l’appel lancé par le « curé de Nazareth », des centaines d’Arabes israéliens ont voulu pénétrer la mémoire juive pour placer le dialogue à un tout autre niveau, dans un geste délibérément gratuit qui a bouleversé beaucoup de consciences juives en Israël et dans le monde.
Ce voyage, intitulé « Mémoire pour la paix », a eu lieu en mai 2003, rassemblant plus de cinq cents personnes venues d’Israël, de France et de Belgique – juifs, musulmans, chrétiens ou non-croyants. Jean Mouttapa retrace les étapes de cette aventure collective dans laquelle Émile Shoufani a dû surmonter d’incroyables difficultés et soulever des montagnes de méfiance réciproque. Il livre aussi ses propres réflexions sur les relations entre juifs et musulmans, sur les nouvelles formes de l’antisémitisme, sur la nécessité d’une « universalisation » de cette mémoire de la Shoah.
« Si tu veux la paix, prépare la paix » : l’inlassable combat d’Émile Shoufani nous invite tous à nous mobiliser afin de mettre un terme à la logique destructrice du refus de l’autre.

Le rapport pseudo-scientifique de Leuchter a été présenté comme un document de défense et a été publié au Canada en 1988 par Samisdat Publishers de Zundel, et en Grande-Bretagne en 1989 par Irving’s Focal Point Publishing. A Hiroshima même, la question était encore plus délicate car le site du sanctuaire était également le site de l’ancien quartier général impérial, qui servit l’empereur Meiji lors de la première guerre sino-japonaise. Pie XII était un admirateur et un amoureux de la culture allemande, étant l’ancien nonce en Allemagne avant de devenir pape.-}